Domaine du Soleil Couchant

Chambres d'hôtes - 11200 St André de Roquelongue - France

Abbaye Sainte-Marie d'Orbieu


Horaires d'ouverture 2013 :
30 mars au 14 juin : 10h - 17h - Fer 18h
15 juin au 15 sept : 10h - 18h - Fer 19h
16 sept au 31 oct. : 10h - 17h - Fer 18h
1er nov. au 15 déc.: 10h - 16h - Fer 17h

Dernière visite 1h avant fermeture
Lagrasse vue d'ensemble 2
Lagrasse 650
8_laga_dsc_0295_2
Lagrasse voute
5_laga_dsc_0266_2
7_laga_dsc_0275_2
3_laga_dsc_0235_2
9_laga_dsc_0299_2
Lagrasse coursive
2_laga_dsc_0086_2
Lagrasse vue d'ensemble
4_laga_dsc_0261_2
6_laga_dsc_0236_2
10_laga_dsc_0308_2
Lagrasse vue d'ensemble 3
1_laga_dsc_0084_2

Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse

Les origines de l’abbaye de Lagrasse sont antérieures à la fin du VIIIe siècle : sa charte de « fondation », rédigée en 779, nous permet de présumer qu’à cet emplacement s’élevait déjà un monastère. Son premier abbé fondateur, Nimphridius, ami de saint Benoît d’Aniane, est également nommé dans ce document. D’autre part, la légende de Philoména, manuscrit du XIIIe siècle, relate la fondation légendaire de l’abbaye par l’empereur Charlemagne et la consécration miraculeuse de l’église abbatiale par le Christ lui-même. Le monastère de Lagrasse enrichi par de multiples donations, connaît rapidement la prospérité. Les premiers dons importants sont enregistrés dans un acte de l’an 951.


L’abbaye subit un essor prodigieux au cours des IXe et Xe siècles, ses biens s’étendant jusqu’en Espagne. Au début du XIIe siècle, une centaine d’églises et près de dix monastères, allant du Bas Languedoc jusqu’à Saragosse, étaient détenus par Lagrasse. Le rôle politique de l’abbaye se révèle essentiellement au cours de la croisade contre les Albigeois : Benoît d’Alignan, abbé de Lagrasse de 1224 à 1230, fit fonction de médiateur entre occupants et occupés. C’est lui qui obtint la soumission de Carcassonne au Roi (1226). L’abbaye connut son apogée à la fin du XIIIe siècle, sous l’impulsion d’Auger de Gogenx, abbé de 1279 à 1309. On doit à ce réformateur, qui rédigea un important statut en 1296, la plupart des constructions médiévales de l’abbaye. Les périodes troublées du XIVe siècle ralentissent le rayonnement de Lagrasse. En 1348, une épidémie de peste noire décima en grande partie sa population. Ces temps de désordres suscitèrent également la création d’une nouvelle réforme du monastère par l’abbé Guy Ier du Breuil, en 1363. Un nouvel essor de l’activité artistique de Lagrasse est amorcé vers la fin du XVe siècle, sous l’abbatiat de Pierre d’Abzac de la Douze, avant d’entamer une phase de conflit avec la désignation d’abbés commendataires. L’usage de la commende s’établit définitivement avec l’abbé Philippe de Lévis, en 1502.


Au XVIIe siècle, l’abbaye connut un renouveau spirituel avec l’introduction, en 1662, de la réforme de Saint-Maur, pourtant acceptée difficilement par certains ecclésiastiques. Lagrasse témoigne d’une ultime ère de prospérité économique au XVIIIe siècle, grâce à son avant-dernier abbé, Armand Bazin de Bezons.A la Révolution, la communauté, qui dénombrait un peu plus d’une dizaine de moines, fut dispersée. L’abbaye fut partagée en deux lots et vendue aux enchères comme bien national, en 1796. Cette division demeure encore de nos jours : Depuis 2004, une partie privée est occupée par les Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu et une partie publique est détenue par le Conseil Général de l’Aude.
D’autre part, sous l’Ancien Régime, l’abbé incarnait le seul seigneur en toute justice de Lagrasse. Cependant, les habitants représentés par des « Consuls », géraient les affaires de la communauté. Ces consuls, cités dés 1269, oscillaient en nombre de deux à quatre. Du Moyen-âge jusqu’au XVIIIe siècle, les ressources agricoles et l’élevage constituaient l’essentiel des revenus de Lagrasse. Toutefois, le village était également tourné vers l’artisanat et le commerce. La commune, qui se distinguait alors par son activité drapière, accueillait le plus grand marché des Basses-Corbières.